Juricomptabilité et évaluation d'entreprise

Références en évaluation d’entreprise

Référence en évaluation d’entreprise: A Reviewer’s Handbook to Business Valuation

 Le livre en évaluation d’entreprise: A Reviewer’s Handbook to Business Valuation- Practical Guidance to the Use and Abuse of Business Appraisal  de L. Hood et T Lee, Wiley , 2011 me semblait, avant de l’acheter, intéressant. On mentionnait que c’était le seul livre écrit pour des évaluateurs et des avocats donc qu’il était différent. Il est tout à fait ordinaire.

Il est comme un livre d’évaluation dans lequel les standards américains et canadiens ( 2 gros  chapitres)  en évaluation y sont expliqués ainsi que les différentes méthodes d’évaluation d’une entreprise.

Il y a 2 chapitres qui sont intéressants  et portent  les erreurs des évaluateurs (50 pages ) devant la Cour ( États-Unis).Pour environ 70$, ça ne vaut pas le coût.

 

 

Référence en évaluation d’entreprise et quantification des dommages :Measuring Business Interruption Losses and Other Commercial Damages

Le livre de Patrick A. Gaughan ” Measuring Business Interruption Losses and Other Commercial Damages”  sur l’évaluation des pertes dues à une interruption d’une entreprise et les dommages commerciaux est un excellent volume écrit par un spécialiste en économétrie. Habituellement les livres en évaluation d’entreprise et/ou quantification des dommages du point de vue quantitatif sont écrits par des comptables qui sont des  experts en évaluation d’entreprise, ce qui fait que ce volume a une approche beaucoup plus technique en termes de modélisation et de statistiques.

Par exemple, l’utilisation de la régression linéaire est très  bien expliqué. On peut facilement utiliser Excel et obtenir une droite de régression  en y insérant des données historiques. Mais cette formule obtenue est-elle valise statistiquement parlant? L’auteur détaille les embuches de cette analyse et explique les comment s’assurer que le modèle est fiable.

Sa démarche d’analyse sur l’évaluation d’entreprise et la quantification des dommages se base sur des analyses statistiques détaillées pour l’évaluation des profits perdus, les  sur des placements suite à une fraude,  la quantification des dommages, les dommages sur la propriété intellectuelle.

C’est un volume à avoir dans sa bibliothèque  car son approche au niveau des prévisions est supportée par des méthodes statistiques. On y retrouve aussi des références à la jurisprudence américaine ainsi que des extraits des témoignages d’experts.

‘Measuring Business Interruption Losses and Other Commercial Damages” de Patrick A Gaughan, Second Edition, Wiley,2009, 510 pages.

Pour d’autres volumes sur l’évaluation d’entreprise, voir :

http://juricomptable.com/2012/08/evaluation-entreprise-the-management-projections-valuations-bvr-special-report/

http://juricomptable.com/2012/02/reference-the-dark-side-of-valuation-valuying-young-distressed-and-complex-businesses-de-damodaran/

Évaluation d’entreprise et prévisions financières: “The Use of Management Projections for Valuations : A BVR Special Report”

Ce document regroupe les textes d’une conférence, ainsi que la jurisprudence américaine,  sur l’utilisation des prévisions et projections  financières de la direction lors de l’évaluation d’une entreprise. Une évaluation d’entreprise repose sur les prévisions ( ou projections) des flux monétaires lorqu’on utilise la méthode de l’actualisation des flux monétaires ( DCF –  Discounted Cash Flow ). Ce n’est pas à l’expert en évaluation d’entreprise de préparer des prévisions financières, il doit utiliser les prévisions  ( ou projections) disponibles qui sont fournies par la direction. Les prévisions financières sont  des variables les plus importantes dans l’évaluation d’une entreprise et il faut être conscient du principe “garbage in, garbage out”). Les études dans ce domaine démontrent que la direction des entreprises ont tendance à être des plus optimistes lorsque vient le temps de chercher du financement, de fusionner ou de vendre l’entreprise. L’ évaluateur doit être conscient du biais et des intérêts de la direction lorsque cette dernière soumet des données financières futures. Il est du rôle de l’expert d’avoir une  bonne dose de suspicion ,  d’ analyser ces données et de les ajuster pour éliminer les biais possibles car tout son travail se base sur ces données.

Les prévisions ou projections financières doivent être basées sur:

  • Les données historiques de l’entreprise;
  • Les données historiques des entreprises de la même industrie ou du même marché;
  • Analyse des prévisions et projections de l’entreprise mais aussi analyse des tendances du marché et des opinions des experts;
  • Étude de l’industrie et études de marché;
  • Données gouvernementales;
  • Habiletés de l’entreprise à rencontrer ses prévisions antérieures.

À mon avis, ce document est l’ outil de référence   lors de l’utilisation de prévisions ou projections financières. La lecture de la jurisprudence permet d’identifier les lacunes qu’un rapport d’évaluation peut avoir quant aux prévisions financières utilisées.

Dans les cas d’un nouveau produit, d’une nouvelle entreprise, de l’accès à un nouveau marché la prudence s’impose encore plus. L’incertitude est grande et il ne faut pas oublier que les sources des projections doivent être valides et les chiffres doivent être supportées. L’effort de corroboration des données doit être fait.

“The Use of Management Projections for Valuations : A BVR Special Report” , 2011 publié par Business Valuation Resource.

Référence: Financial Modeling with Oracle – Crystal Ball And Excel de John Charnes

Financial Modeling with Oracle est un livre  dont la seconde édition vient d’être publiée en 2012. aux editions Wiley Finance.

Crystal Ball est un complément ( add-on) , un logiciel qui se greffe à Excel et lui rajoute plein de fonctionnalités qu’il ne possède pas.

Crystal Ball rajoute des fonctions ou applications permettant de faire ( sans trop de sueurs) des simulations Monte Carlo, de la modélisation d’états financiers, de calcul du risque, etc.

Un logiciel qui permet de jongler avec l’incertitude et de répondre aux questions suivantes:

  • Que peut-il arriver?
  • Dans quelle mesure cela peut-il arriver?
  • Quelles sont les conséquences?
  • Que peut-on faire?
  • Quelles sont les options disponibles?
  • Quels sont les coûts, bénéfices et risques?

Comme je pense que les simulations Monte Carlo seront de plus en plus utilisées en évaluation d’entreprise dans un contexte d’incertitude, aussi bien avoir les bons outils. Un point toutefois à ne jamais oublier: “garbage in, garbage out”.

 

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